Voyage Intérieur

Lettre à une inconnue

le 02/03/2005 à 15h03

Lettre à une inconnue

Je ne saurais vous écrire
Moi, complément anonyme
Pourtant je voudrais vous dire
Le sentiment qui m’anime
L’amour qu’en moi il fait grandir

Vous dire sa douce et tendre
Oh combien j’ai pu rêver
Simplement de vous le prendre
De jouer la vie à l’envers
Pour ne plus avoir à l’attendre

Epouse vous êtes dans sa vie
Une légère brise insaisissable
Qui cueille sa tendresse infinie
Profond mystère insondable
Moi je n’appartiens qu’à lui

Je voudrais juste vous dire
Vous l’aimez, je l’aime aussi
A quoi bon de vous mentir
Sans amour n’y a plus de vie
Je risque de vous voir me haïr

Sachez que j’aime vous deux
Sans vous il ne serait plus lui
Faisons ce grand saut périlleux
Par amour, sortons de la nuit
Accordez une chance à mon vœu

Emmy

02.03.05

Etreinte

le 27/02/2005 à 18h17

Etreinte


Tendre écho, douce attente
Couleurs de soleil couchant
Instants d’émotion ardente
Le temps complice se suspend

Nos corps de désir transportés
Des yeux aux éclats lunaires
Regards sur nos corps fixés
En nous tout l’instant vénère

Deux bouches avides, assoiffées
Les lèvres mouillées de nectar
Tes mains sur mon corsage défait
Pluie d’habits sur draps épars

Sur ton bateau, voiles dehors
Une tempête en haute mer
Impatient de rentrer au port
L’amour ne cesses de nommer

Face au vent, un bateau ivre
Folle quête de navigation intense
Cœur et corps en nous délivrent
Du désir la douce essence

A présent les images résonnent
Dans nos âmes d’amour empreintes
Endormies les peaux frissonnent
Tendrement enlacées dans l’étreinte

Enfin dans le port d’amour
Cœur et corps abandonnés
Tu me murmures toujours
Sur la plage de draps froissés

Emmy

26.02.05

Coup de Gueule

le 27/02/2005 à 14h44

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Mon coup de gueule d'aujourd'hui

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Le publicité Harry's pour les brioches Doo Wap

Une horrible sorcière-institutrice reste petrifiée devant le dessin d'un des cher bambins de sa classe

Ce dessin la réprésente elle avec un corps de dinosaure. Pas trop loin de la réalité si on compare avec sa tenue vestimentaire

Une voix en off lui dit :

UN PEU DE RECONFORT ??

et la sorcière-instititrice se voit proposer un paquet de Doo Wap !!


Les Campagnes contre l'obesité des enfants d'un côté et ce genre de message même pas subliminal de l'autre

Il faut le faire !!

Décidément nous avons de la suite dans les idées dans ce pays

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Naissance

le 27/02/2005 à 02h12

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LA TERTULIA
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Un Nouveau blog est né,je l'ai appellé

La Tertulia


Tertulia veut dire discussion, échange.

Il sera le lieu privilegié de nos "défis écriture".

Ces défis sont tout sauf ce que le mot défi indique. On pourrait parler de jeu, d'incitation à l'écriture.

A partir d'un ou plusieurs mots, d'une citation, d'une image, d'un fait divers nous nous engageons à produire un texte.

Sans concours, sans notation, sans classement ni prix.

Simplement pour le plaisir d'écrire et de partager.

L'accès de ce blog sera ouvert à tous les participants afin qu'ils puissent y déposer leurs textes et leurs images.

Ceci étant le point de départ,
Je vous laisse le soin d'en dessinner la suite.

l'adresse du blog est

http://tertulia.bloxode.com

Emmy

Gacela del amor imprevisto

le 27/02/2005 à 01h31

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Gacela del Amor Imprevisto

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Nadie comprendía el perfume
de la oscura magnolia de tu vientre.
Nadie sabía que martirizabas
un colibrí de amor entre los dientes.
Mil caballitos persas se dormían
en la plaza con luna de tu frente,
mientras que yo enlazaba cuatro noches
tu cintura, enemiga de la nieve.
Entre yeso y jazmines, tu mirada
era un pálido ramo de simientes.
Yo busqué, para darte, por mi pecho
las letras de marfil que dicen siempre,
siempre, siempre: jardín de mi agonía,
tu cuerpo fugitivo para siempre,
la sangre de tus venas en mi boca,
tu boca ya sin luz para mi muerte.

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Federico GARCIA LORCA (1898-1936)

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Issu d'une famille rurale et aisée, Fédérico Garcia Lorca fait des études à Grenade où il devient l'ami du compositeur Manuel de Falla. Installé à Madrid, il fréquente Dali et Bunuel, et commençe à s'intéresser au théâtre. Après quelques années infructueuses, la publication en 1927 de ses 'Chansons' et le triomphe de sa pièce 'Mariana Pineda' lui ouvrent les portes de la célébrité. L'année suivante voit paraître son recueil 'Romancero gitan', qui sera réimprimé sept fois en huit ans. Invité à New-York pour y donner des conférences, Lorca quitte Madrid et écrit sur place 'Le poète à New-York', 'Au roi de Harlem' et 'Ode à Walt Whitman'. Retourné en Espagne, il est nommé directeur du théâtre ambulant LA BARRACA. Lorsque la guerre civile éclate, Lorca poursuit ses activités sans se croire inquiété, pourtant "le rossignol d'Andalousie" comme le nommaient ses amis, est arrêté par la garde civile et fusillé le 19 août 1936, bien qu'il n'ait participé à aucun mouvement politique.

Souvenirs

le 24/02/2005 à 00h43

Tableau de Méditerranée

Du linge propre accroché
Au fond du jardin l’été
Senteur savon de Marseille
Le soleil a même la peau
Après midi sieste et repos

Je rêve souvent de toi
Eté de mes premiers émois

Un grand verre d’orangeade
L’oncle Paul, ses galéjades
Tableau de Méditerranée
La baignade à la sauvette
Et la pêche à l’épuisette

Je pense souvent à toi
Mon ami ou que tu sois

Des grillades de sardines
Poivrons rouges qui marinent
Nos lèvres ont le goût du sel
Premier baiser sur la dune
Emotions au clair de lune

Je songe souvent à toi
Quand le bel été festoie

Premier baiser sur les lèvres
Puissante odeur de genièvre
Enivrant parfum de maquis
Devant tes grands yeux noirs
Tristes me disant au revoir

Je souris souvent pour toi
Mon ami toujours en moi

Midi sur un quai de gare
Les paroles se font rares
Il pleut au loin dans les terres
Le temps coule doucement
Pleurent nos regards aimants

Je pense souvent à toi
Ma toute première fois

Emilie F.

Morkyan

le 22/02/2005 à 20h14

Morkyan

Quand tu me parles de regard
Du tien, de celui des autres
En hurlant que tout est noir
Dans ton malheur tu te vautres

Sur que ton apparence éloigne
De qui donc tu te protèges
Pas de celui qui voir daigne
Ton cœur qui se désagrège

La douleur et la souffrance
Tous ces vides à combler
Cette soif d’amitié immense
D’un homme triste et cassé

Je connais aussi , Morkyan
Dedans et dehors tout noir
Avance, regarde loin devant
Laisse une place à l’espoir

Tout l’amour tu le mérites
Il n’est jamais à gagner
L’amour est un don qui abrite
Des merveilles, laisse donner

Mais apprend à recevoir
Dans tout amour c’est la loi
Ta Leia dans sa tour d’ivoire
A au moins aussi peur que toi

L’amour est aussi équilibre
C’est facile dans les livres
Mais des fois à trop aimer
Nous pouvons tout étouffer

Morkyan et ses amours
se noyant dans la tristesse
Morkyan le troubadour
Attendant sa poétesse

Les princesses, les chevaliers
Tous ces héros romantiques
Tous ces contes d’écoliers
Pleins d’histoires mirifiques

Laisse-les venir à toi, souris
Tu sauras la combler, le gris
Remplacera le noir, Océane
A besoin de toi père aimant
Tu seras son chevalier servant

Emmy

21.02.05


Image J.Galbreth

Zora

le 20/02/2005 à 23h04

Zora

J’aime le regard de Zora. Ce regard profond et mystérieux entouré de khôl me fascine. Cette bande de peau, la seule visible de tout son corps, incite à l’imagination, au fantasme.

Pourquoi le voile ? Pourquoi cacher féminité et beauté ?
Zora se protège du regard des hommes mais aussi du regard des femmes.
Zora vit de ses charmes. Elle est call-girl, de luxe. Dans un pays de femmes oppressées elle prend sa revanche en manipulant les plus puissants. C’est ce qu’elle croit. En fait elle n’est qu’un objet, un simple objet de consommation de luxe. Ce n’est pas ni l’argent ni le désir des plus puissants qui la délivreront de l’injustice. Sa revanche n’est qu’illusoire. Elle a le pouvoir de se faire désirer, elle a le pouvoir de se faire payer, elle a le pouvoir de vivre une vie matériellement confortable.

Mais, peut-elle vivre pour elle, faire ce qu’elle a envie et besoin de faire ? A-t-elle seulement le droit d’aimer ? S’accorde-t-elle se droit ?

Leurre, ce n’est qu’un leurre ! Zora est un objet, son impression de pouvoir est une illusion.

Ôtes ton voile Zora !

Personne n’a le droit de t’obliger à le porter, aucun homme, aucune religion n’ont le droit de te priver de ta liberté !

Emilie F.

Je ne.......

le 20/02/2005 à 11h06

Je ne comprends pas,
Je ne comprends plus


Elle n'a pas oublié mon anniversaire.
Ma mère !
Ca fait des années que ce n'était pas arrivé.
Je ne sais pas même pas si ça me fait plaisir.
Je ne comprends pas.
Je ne la comprends pas.

Je lui ai répondu Merci.

Suzanne

le 19/02/2005 à 00h27

Suzanne
*****
Elle est là, assise face à la fenêtre. Une fine silhouette abattue.
Le sommeil tarde à venir depuis qu’elle ne vit plus toute seule. Elle ne trouve plus ses rituels contre l’insomnie.

Suzanne est de ce genre de femmes qui passe souvent inaperçu, pourtant ses yeux laissent présager une vraie richesse intérieure. Son regard vous met à nu et le peu qu’elle vous dit vous touche profondément. Dans le vif.

Elle était sage-femme dans un hôpital public de Dijon quand la guerre éclata. Très vite elle fût réquisitionnée pour soigner les blessés allemands dans un hôpital lyonnais. Suzanne les côtoyait tous les jours, avait pitié de ces hommes malgré le fait qu’ils étaient des ennemis. Le soir elle réussissait à s’endormir en se disant : « Suzanne, tu fais ton travail, rien que ton travail. On t’a appris à soigner les êtres humains sans distinction aucune. »
Ces quelques mots la rassuraient et devinrent le rituel qui lui permit de trouver le sommeil pendant toute la guerre.

Une femme sans éclat, sauf ses yeux qui malgré cette profonde tristesse paraissaient appeler à la conversation. Elle n’avait pas d’amis et peu de relation avec ses collègues de travail. Son passe-temps favori consistait à se promener, seule. Elle réussissait de cette façon à vider enfin sa tête de toutes les questions qu’elle se posait depuis que ses parents lui avaient rétorqué qu’à 32 ans il serait temps qu’elle trouve un mari et qu’elle songe à s’arrêter de travailler et fonder une famille.

Il l’avait aimée dès le premier regard. Lui c’est Kurt. Un officier allemand grièvement blessé, donné presque pour mort. Comateux à son arrivée à l’hôpital, aucun espoir ne fût nourri quant à sa guérison. Sauf peut-être celui de Suzanne. Elle lui rendait visite tous les jours, elle lui tenait compagnie pendant de longs moments. Il devint le confident muet et aveugle de Suzanne. Elle lui livrait peurs et doutes, espoirs et rêves fous, elle se racontait à cet spectateur absent et présent à la fois, cet être, cet inconnu qui ne la jugerait pas.

Une semaine, deux semaines passèrent et Kurt bougea sa main droite en marmonnant quelque chose d’inintelligible. Suzanne était là, à son chevet. Elle prit sa main et Kurt ouvrit les yeux. Il fixa Suzanne d’un air mi-étonné mi-émerveillé et lui dit « Je vous aime, vous êtes mon ange gardien ». Kurt retrouva rapidement une santé satisfaisante, cependant il se plaignait de forts maux de tête, il avait envie de garder encore un peu Suzanne à ses côtés. Non seulement il parlait le français avec aisance mais il était prévenant, attentionné. Suzanne en oubliait par moments que la France et l’Allemagne étaient en guerre. Elle continua à lui parler d’elle, de ses espoirs, de son désir le plus fou qui aurait été de devenir médecin.
Kurt était professeur de lettres avant la guerre. Il lui parla de son pays, l’Allemagne. Il était certain de se battre pour la bonne cause.

Suzanne prenait peur, elle aimait cet homme, c’était une évidence mais elle ne pouvait décemment pas l’aimer, il était allemand et de surcroît sympathisant nazi. Mais elle continuait de lui rendre visite comme aimantée par ce personnage, cet inconnu à qui elle avait tout confié de sa vie. Avait-il entendu ce qu’elle lui disait ? Pourquoi parlait-il le français ? Pourquoi s’était elle confiée à lui? Pourquoi l’aimait-elle ? Est-ce que Kurt l’aimait aussi ? Comment allaient-ils faire ? Toutes ces questions lui rendaient la vie impossible. La souffrance de Suzanne devint trop lourde à porter. Déchirée, que devait-elle faire? Elle devait mettre fin à ce délire et songer à fonder une famille, épouser un homme gentil et attentionné mais pas allemand, elle ne pouvait, elle ne devait pas être amoureuse d’un allemand. Elle partit en quête d’amour, de mari idéal. Elle allait le trouver.

Suzanne demanda à reprendre son travail de sage-femme dans une institution privée. Kurt fut aussitôt rappelé sur le front. La guerre touchait à sa fin. Elle fût soulagée du départ de Kurt mais une profonde tristesse l’envahit à jamais. Kurt était l’homme de sa vie, mais non, non, elle ne pouvait pas l’aimer, non. Elle voulait être heureuse, elle en avait assez de souffrir, de solitude ou d’amour, elle ne voulait plus souffrir. Sa voie était tracée, elle allait se marier, elle ne savait pas encore avec qui mais elle allait se marier.

Suzanne épousa Paul, un médecin lyonnais. Elle lui donna trois enfants : Reine, Marianne et Robert. Une vie en règle, sans doutes, sans questions, sans cris, rassurante, indolore. Il ne passait pas un jour sans que Suzanne pense à Kurt, il serait à jamais dans son cœur. Qu’avait-elle à rester attachée à cet amour, platonique de surcroît ? Cette pensée la torturait même avec la certitude d’avoir fait le bon choix. Elle n’arrivait pas à oublier Kurt, cet homme qui ne l’avait jamais embrassée ni touché, cet homme qui avait su la faire sortir de sa léthargie, qui avait réveillé tous ses sens. Suzanne se dit que depuis lui elle n’avait jamais ressenti ces sensations là.

Juin 1967. Reine, 20 ans, fait des études de médecine, elle comble ses parents, Paul, fier que sa fille perpétue la tradition familiale et Suzanne qui voit sa fille réaliser son rêve inassouvi. Comme tous les jeunes de son age, Reine aime voyager, entre copains. C’est comme ça qu’elle fait la connaissance de Dan, un jeune hollandais de qui elle tombe éperdument amoureuse.Elle voit Dan le plus souvent possible . Ils envisagent de se marier.

Quand Paul décède en mars 1970, le mariage de Reine est bel et bien programmé. Suzanne refuse de déplacer la date de celui-ci : le 1er juillet.

Presque trois-cents invités assistent à la cérémonie. Des français, des hollandais, les familles des mariés sont là ainsi que des dizaines d’amis de Reine et Dan.

Suzanne, recherche sa place à table, elle est entourée des parents de Dan et de quelques amis très chers au jeune couple. Parmi eux le professeur de français de Dan , son mentor, celui qui avait révélé chez Dan le talent d’écrivain : Kurt Orbach.

Suzanne et Kurt ne se quittèrent plus.


Émmy

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