
Au pluriel, évidemment. Novembre 1999.
Je ne pouvais que tomber dans tes bras, d’abord ce qu’il y avait de plus virtuel et en même temps de plus sur. Tu m’as proposé ton épaule, à vrai dire tu as proposé ton épaule à mon cœur, déchiré, brisé par ton compagnon de délires du moment, un certain Nemo.
J’ai glissé de ton épaule, tout doucement, vers tes bras, grand ouverts, amicaux, chaleureux. Découverte.
Tu as su panser ma blessure, combler ce vide douloureux laissé par la perte d’un être qui venait à peine de s’installer dans mon cœur.
Tu as trouvé les mots, tu as su me faire rire, tu as fait renaître l’envie, celle de croquer la vie à pleines dents.
Le Capitaine avait été mon révélateur, il m’avait donné la force de croire en moi, de m’aimer.
Oiseau blessé que je n’ai pas su soigner, trop à vif de ma propre souffrance, trop écorchée de cette solitude qui me pesait tant, je n’ai pas su le garder auprès de moi. Je ne regrette rien.
J’ai aimé tes bras tout autant que ton épaule, plus encore. Tu m’as donné envie de rêver à nouveau, rassurée, écoutée, aimée.
Ce qui ne devait être qu’une découverte de passage, un exercice de style, un délire plaisant, a survécu. Je serais allée au bout du monde te rejoindre. Tu étais l’inconnu idéal, le mystère de nos visages au delà de la découverte fut une aventure magique.
Magique comme cette histoire vraie qui nous réunit encore et qui nous unit, scellée par une amitié que nous avons voulu, cherchée, soignée.
Transformation réussie !
A ceux qui prétendent que le net n’est que du virtuel, j’ai envie de dire qu’il suffit d’être soi, d’être vrai et de relever les défis pour que le rêve devienne réalité.
Merci à cet outil de communication magique et merci à toi, REVES, mon ami que j’aime.