Voyage Intérieur

Citations -

Rainer Marie RILKE

le 19/05/2006 à 11h41

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Eau qui se presse, qui court


Eau qui se presse, qui court,
eau oublieuse que la distraite terre boit,
hésite un petit instant dans ma main creuse,
souviens-toi !

Clair et rapide amour, indifférence,
presque absence qui court,
entre ton trop d'arrivée et ton trop de partance
tremble un peu de séjour.

Rainer Marie RILKE

Rien n'est futile

le 17/05/2006 à 21h59

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Traduction du poème précédent ( par mes soins)

RIEN N’EST FUTILE
A Josep Obiols


Rien n’est futile
Aucune heure contraire
Ni l’aventure de la nuit n’est noire
La rosée est claire
quand le soleil levant la regarde
et pêche tel le bain
Qui se regarde dans la glace des faits
Rien n’est futile
Tout est riche tel le vin et les joues potelées
Et les vagues de la mer rient à jamais
Printemps d’hiver, printemps d’été
Tout est printemps
Et toute feuille est éternellement verte
Rien n’est futile
Car les jours ne passent pas
La mort ne vient pas, même si on la demande
Et si vous la demandez la terre vous dissimule
Parce que pour renaître il faut d’abord mourir
Nous ne sommes jamais un pleur
Mais un sourire léger
Qui se disperse comme des quartiers d’orange
Rien n’est futile
Car la chanson chante dans chaque éclat de matière
Aujourd’hui, demain, hier
S’effeuillera une rose
Et la plus jeune vierge verra monter son lait.

Joan Salvat-Papasseit
1894 - 1924

Res no és mesqui

le 17/05/2006 à 21h57

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RES NO ES MESQUI
A Josep Obiols


Res no és mesquí
ni cap hora és isarda,
ni és fosca la ventura de la nit
I la rosada és clara
que el sol surt i s'ullprèn
i té delit del bany:
que s'emmiralla el llit de tota cosa feta
Res no és mesquí,
I tot ric com el vi i la galta colrada
I l’onada del mar sempre riu
Primavera d’hivern, primavera d’estiu
Tot es primavera
I tota fulla verda eternament
Res no és mesqui
Perquè els dies no passen
I no arriba la mort ni si l’heu demanada
I si l’heu demanada us dissimula un clot
Perquè per tornar à néixer necessiteu morir
I no som mai un plor
Sino un somriure fi
Que es dispersa com grills de taronja
Res no és mesqui
Perquè la canço canta cada bri de cosa
Avui, dema, ahir
S’esfullarà una rosa
I a la verge mes jove li vindra llet al pit

Joan Salvat-Papasseit
1894 - 1924

Llengua

le 17/05/2006 à 20h56

 

"Hem viscut per salvar-vos els mots,
per retornar-vos el nom de cada cosa "


Salvador Espriu

Chapelan Maurice

le 10/04/2006 à 10h18

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«Que le bonheur qu’on prend ne soit pas du malheur qu’on donne : je n’ai pas d’autre morale. »
Extrait d’Amours, Amour

« Ceux qui ne pleurent jamais sont pleins de larmes. »

Extrait des Amoralités familières

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«Il y a les femmes avec qui on fait l'amour et celles avec qui l'on en parle. » Extrait de Main courante


« Un pessimisme n'est jamais déçu. »
Extrait des Amoralités familières

« La richesse est une aptitude. Munificence trouve moyen de s'exercer quel que soit le niveau de son portefeuille. »
Extrait des Amoralités familières

« Crains surtout le jugement de ceux qui te jugent au nom de Celui qui a dit : "ne jugez point". »
Extrait des Amoralités familières

« Les mots sont dociles à qui les aime. »
Extrait des Amoralités familières

« Je t’aime, tu t’aimes, on sème. »
Extrait d’Amours, Amour

« J’ai eu longtemps une incapacité à mentir qui était une infirmité véritable. En vieillissant cela s’améliore »
Extrait de Main Courante

Maurice CHAPELAN
Journaliste et romancier français
Né le 01 janvier 1906

Jacques Salomé

le 31/03/2006 à 11h14

yyyyyyyy

Aujourd’hui la femme - Article de Jacques Salomé

Je ne crois pas qu’il soit souhaitable (malgré la prédiction superbe d’Aragon) de continuer à confiner la femme dans l’avenir de l’homme. Je crois surtout qu’elle est son présent. Son présent à temps plein, si chaque homme sait entendre aussi la part de féminin qu’il y a en lui. Son présent à chaque instant, pour pouvoir goûter sans hésiter toutes les nuances et les subtilités qui traversent l’infini d’un échange, l’accomplissement d’un partage.
Un présent pour lui rappeler la douceur de vivre, pour lui permettre de garder les yeux ouverts sur les miracles permanents de la vie, pour le confirmer sur la nécessité aussi de construire l’avenir avec autre chose que des armes, des OGM ou des pesticides. Un présent à apprivoiser au quotidien, à vivre non pas à part égale mais avec équité, c’est-à-dire selon les besoins vitaux de chacun, qui comme chacun le sait ne sont pas les mêmes pour l’un et pour l’autre.
Je garde pour la femme, pour toutes les femmes, un regard toujours étonné, émerveillé et aussi prudent. Car je sais mes maladresses, mes conditionnements, mes erreurs passées, mes aveuglements actuels. Et je voudrais éviter au maximum les errances et les malentendus à venir. Ne plus perdre du temps à m’égarer quand je suis avec elles. Je voudrais être à même de mieux m’accorder avec chacun. Cela veut dire aussi pouvoir maintenir vivant le sentiment que nous pouvons échanger et partager, sans avoir besoin de nous dominer ou de disqualifier mutuellement.
Je sais combien nos attentes et nos rêves sont différents, portés par des dynamiques qui parfois pourraient s’opposer et même s’annuler. Je sais aussi que nous avons à apprendre, nous les hommes, à mieux communiquer, c’est-à-dire à mettre en commun avec elles. C’est peut-être notre insuffisance la plus grande : notre difficulté à témoigner de nous, à exprimer nos sentiments, à reconnaître nos émotions, à oser nous dire au plus près de ce que nous ressentons… Et tout cela sans nous laisser piéger par des discours :
• sur les autres, ce dont nous sommes friands
• sur ce qui se passe ailleurs, comme si le lointain était plus important que le prochain
• sur les grands fléaux de l’humanité, sur lesquels nous avons tellement d’idées et de solutions
• sur les censures que nous exerçons sur nous-mêmes à partir d’une répression imaginaire envahissante, quand nous pensons à la place de l’autre qu’il ne peut pas, qu’il ne saura pas, qu’il va penser que...
Aujourd’hui la femme… Dans chaque instant, car je crois qu’elles ne posent pas le même regard que nous, les hommes, sur les choses de la vie, l’amour, le plaisir, les enfants, l’éducation, l’écologie, et sur la nécessité de vivre au présent. Et qu’il me paraît important d’entendre ce regard, de le laisser naviguer en nous pour le confronter à nos propres croyances et certitudes.
Aujourd’hui la femme… Parce qu’il est urgent d'apprendre à gérer en commun ce monde, cette planète qui nous accueilli tout au début de l’humanité. Pour ne plus nous contenter d’y survivre mais de veiller à sa protection, à son entretien, à établir avec la Terre une relation maternante, une relation d’amour et de bienveillance. Car je crois que les femmes ont cette qualité innée, profonde, toujours vivace de veiller à la conservation de la vie.

Jacques Salomé

source http://admin.blogs.psychologies.com/jacques_salome/

 

Etat d'âme

le 22/02/2006 à 22h15

 

"Dans une hiérarchie, tout employé a tendance à s'élever

au niveau de son incompétence"


Laurence PETER
Psychologue canadienne

Mensonge

le 07/02/2006 à 09h50


"Le vent trouve les trous de la yourte

l'ame trouve les mensonges des mots"


Proverbe kirghiz

Doute

le 24/01/2006 à 10h33

 

"Ce qu'il nous faut faire pour premettre à la magie de s'emparer de nous c'est chasser les doutes de notre esprit. Une fois que les doutes ont disparu, tout est possible"

Carlos Castaneda

Ecrivain et anthropologue d'origine brésilienne (1931-1998)

Citation

le 20/12/2005 à 09h54
 


"J'ai tendu des cordes de clocher à clocher, des guirlandes de fenêtre à fenêtre, des chaines d'or d'étoile à étoile et je danse"


Arthur Rimbaud

Extrait d’Illuminations

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