Voyage Intérieur

Voyage Intérieur -

............

le 09/09/2007 à 09h46

...........  un nouveau départ

Aujourd'hui

le 23/10/2006 à 22h54

Ecume

le 22/08/2006 à 17h40

Et le ciel s’effondre encore dans les flots

Comme un bateau fantôme dans la pénombre.
Tes mots tanguent au rythme des larmes de fond,

Tu dérives et te noies dans le mensonge.
L’encre des lignes bouscule les parenthèses,
Le cœur entre guillemets devient la proie du vent,
L’horizon vacille ivre des immersions subies.
Tes mots touchent le fond, la vie agonise.
Haletant, ton cœur cherche encore un échappatoire
Le mensonge luit dans l’écume blanche de vomi
Ta mer n’est plus qu’une salissure abjecte.

Faire le point
Ne pas sombrer

Emmy
22.08.06



Je ne vous dirai plus

le 22/08/2006 à 00h33


Je ne vous dirai plus
Je garderai le silence
Avant que tous mes mots
Sincères
Deviennent votre pitance
Avant que dans vos bouches
Amères
Perdent toute leur substance
A vous je me suis livrée
Entière
Je vous ai fait confiance
Et vous m’avez trahie
À votre convenance

Je ne vous dirai plus
Je garderai le silence

Emmy
21.08.06

Bulle

le 08/03/2006 à 10h13

mmmmm


 


Ne me cherchez pas, je retourne dans ma bulle...

Hallucination V

le 01/03/2006 à 10h28
mmmmm
Hallucination V et dernière
Tu es là à nouveau mon araignée, sur cet échiquier sans noir témoin passif de mes insomnies. Continue de te débattre, continue de t’amputer de tes membres, je ne ferai pas comme toi. J’ai choisi la vie. Je me bats, des fois je me débats aussi. Des fois j’acquiesce et j’accepte ce qu’elle me donne, ce qu’elle me laisse, ce qu’elle me prend. La vie  est comme toi mon araignée, des fois conciliante, des fois sournoise.

Regarde moi droit dans les yeux, je ne ferai pas comme toi. Tu peux partir avec ta provocation avec tes invitations à la souffrance. Je suis vivante et rien ni personne méritera jamais que je t’imite. Pars, tu n’as plus rien à faire chez moi, tu ne m’auras pas.

 

Emmy

01.03.06

Hallucination

le 07/02/2006 à 21h11

.



Hallucination IV


Je vous laisse, je dois aller changer mes draps… Bleu turquoise aujourd’hui. Je sais, ils ne s’accordent pas du tout avec les couleurs de la chambre mais au moins ils sont vierges de tout mensonge. La couette a tourné trois fois dans la grande machine à la laverie, ensuite elle est passée au sèche-linge à haute température. Il fallait absolument qu’elle devienne inodore. Je n’aurai pas pu supporter la moindre odeur en allant me coucher. J’ai passé ma journée à laver, tout y est passé ! Je n’aurais pas pu marcher pieds-nus sur des mensonges. C’est pour cela que j’ai lavé comme une folle. Naïve ! 

A l’étage, ma fidèle araignée m’attend suspendue au plafond. Je compterai les fils de son ouvrage pour trouver le sommeil dans le lit froid. Je la regarderai, comme tous les soirs,  s’amputer de ses membres mais elle ne réussira pas à m’impressionner avec sa douleur feinte. Ses yeux ne trouveront que du vide dans les miens, aucun écho, aucune larme, comme si j’avais déjà tout pleuré dans une vie antérieure. 

Fermeture des portes dans deux minutes… 



 Emmy 

30.01.06 



Voici le texte qui a "disparu" le 30 janvier dans la nuit, je suis aujourd'hui prête pour vous le donner à lire...... 



Admettre

le 19/12/2005 à 10h02

Tristesse

Il y a des matins ou au détour d’une rue, au détour d’une lecture, au détour d’une conversation, on se doit d’admettre que l’amitié non plus n’est pas éternelle. Je voudrais juste vous dire que c’est douloureux.

Chaque matin

le 29/11/2005 à 11h30
 
« Et vivre sans aimer n’est pas proprement vivre »
Molière

Et chaque matin la vie semble revenir avec son cortège de gestes quasiment automatiques. C’est un peu comme si dans la nuit elle m’avait quittée pour revenir m’étonner dès le réveil. Il m’appartient de me laisser surprendre, d’apprivoiser tous les signes minuscules qu’elle m’envoie en guise de clin d’œil, il m’appartient de saisir son invitation à sortir de ma léthargie, il m’appartient d’aller plus loin que les tâtonnements, il m’appartient de Vivre.

Tous les jours c’est la même histoire et pourtant tous les jours mon envie de vivre est différente, plus ou moins présente, plus ou moins forte. Mes gestes différent suivant si je suis seule ou pas à mon réveil.

Il y a des matins solitude, je devrai dire des matins puis que ce sont les seuls que je connais vraiment depuis déjà quelques années. Des matins automatiques, des matins aux gestes de survie, des matins aux gestes d’intimité basique. Attendre que la musique du radio-réveil finisse enfin par me réveiller, m’accorder encore quelques minutes de répit, quelques minutes loin de la réalité, je m’étire comme un chat, je respire et je me contrains enfin à ouvrir les yeux en respirant un grand coup . Commence la course matinale : réveil des enfants, toilette, petit déjeuner et je tombe dans ma voiture. La course continue, le collège, l’école… et enfin le bureau. Course-tornade qui me plonge irrémédiablement dans le flux de la vie. Je n’ai même pas le temps de me poser des questions, quel que soit l’humeur du jour je suis plongée dans le tourbillon de vie, dans le tourbillon de solitude.

Mes matins solitude je les imagine et je les voudrais autrement, je voudrais avoir le temps de coucher sur le papier les idées de la nuit encore à fleur de peau.

J’ai encore en tête les matins ou je n’étais pas seule, les matins ou les yeux encore clos tout mon corps s’éveillait dans la perception de sa présence, de son corps, de son odeur. Mes yeux s’ouvraient en le regardant et la journée pouvait commencer. Mais avant il y avait tout ce rituel d’éveil qui me manque tant, ces corps tendus l’un vers l’autre dans un regard de vie, les murmures les yeux encore clos et le corps endormi, tout pour dire à l’autre le bonheur de sa présence. La course-tourbillon de la vie était bien plus douce en ce temps là.

Il y a des matins comme celui d’hier ou encore de ce matin ou ma tête émerge éteinte dans des vapeurs sordides de supermarché du bonheur.. Il y a des matins ou je me trouve sordide, aussi sordide qu’une marchandise, aussi sordide que la démarche, aussi sordide que la plupart ces têtes croisées dans ce grand magasin à la mode : vous allez aimer !
Et si, par hasard, on y croise un grand enfant perdu comme nous, les repères sont tellement déstabilisants que seul un réflexe se met en route, celui de la consommation. Après tout, c’est ça le conditionnement supermarché ! vous allez aimer…..

Il y a des matins comme celui d’hier ou j’essayais de digérer les incohérences, mes propres manques de respect mon besoin incommensurable d’aimer et d’être aimée. Digestion toujours difficile.

Et des matins comme celui d’aujourd’hui ou je me dis que moi aussi j’ai droit à l’erreur et à l’indulgence en commençant par la mienne. Et je repars, je ne sais pas si c’est du bon pied, en me disant que de toutes façons il n’y a que très peu de choses qui soient irrémédiables, en me disant que ma vie sera toujours ponctuée de mirages et que j’ai tout intérêt à m’y faire, pas pour Vivre mais pour survivre.

Emmy
29.11.05
 

Amitié

le 28/10/2005 à 14h34

Il s'est posé au milieu de ma vie avec des grands yeux désireux de s'émerveiller. Il a su trouver la clé du coeur, il a trouvé sa place.


Une double émergence du pays des neiges éternelles. Il ne m'a pas demandé de le laisser mourir de froid.

 


Il est parti ce matin en me demandant si j'étais triste. Non, je ne suis pas triste, je n'ai rien perdu, j'ai trouvé un AMI.


Emmy

©2006 - Bloxode.com est un service gratuit de Lexode.com - Prévenir d'un abus - Conditions d'utilisation